Ruines et musée d’Hippone à Annaba 

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Hippone est “le golfe du roi” dont le nom remonte à la Préhistoire, à la suite d'un affaissement dans la masse cristalline du massif de l’Edough. Elle abrite un comptoir phénicien au XIIe siècle av. J.-C., une agglomération punique prospère alliée de Carthage. Au IIIe siècle av. J.-C., c'est une métropole numide du roi berbère Massinissa. En 46 av. J.-C., Juba Ier, allié de Pompée, est défait par les troupes de Jules César à la bataille de Thapsus. Hippone est annexé à la province romaine d’Africa Nova, créée par Jules César. Dans l'Empire romain, Hippone connaît la richesse et le faste. Elle est l'une des grandes villes de l’Africa Nova et son marché le plus opulent. Au Ve siècle, Hippone devient le foyer du christianisme sous l'épiscopat d’Augustin d’Hippone, évêque de la ville de 395 à sa mort en 430, qui sera canonisé par Rome en 1248.

Hippone, assiégé par les Vandales de Genséric en 430, résiste pendant quatorze mois. Les Vandales sont inexpérimentés dans l'art d'assiéger une place bien défendue et Genséric lève le siège, peut-être poussé par des problèmes de ravitaillement ou de maladies.


Après que les renforts envoyés par l’Empire d’Orient et d’Occident ont été battus par les Vandales en 431, Hippone est finalement prise par ceux-ci la même année et intègre l'éphémère royaume vandale. Le général byzantin Bélisaire reprend la ville en 533 lors de la guerre des Vandales, et la ville retourne dans le giron romain de l’Empire byzantin. Elle assiste à l’expansion de l’Islam, et, en 705, Hippone tombe alors sous la coupe des Omeyyades.

Histoire ecclésiastique

Le diocèse d’Hippone est établi vers 250 ; six évêques sont répertoriés. Cet évêché est supprimé vers 450. Trois conciles se tiennent à Hippone en 393, 394 et 426, ainsi que plusieurs synodes en 397 et 401.

Archéologie

Basilique chrétienne


L'un des grands chantiers d'Erwan Marec sur le site archéologique d'Hippone est celui du quartier chrétien et de la recherche de la Basilique de la Paix (Basilica pacis), c'est-à-dire l’église cathédrale dans laquelle Augustin d’Hippone était évêque entre 395 et 430. En 1958, Erwan Marec publiait un article dans lequel il attribuait sa découverte d’un édifice à trois nefs à l’antique Basilique de la Paix. Cette basilique est d'un plan basilical, jouxtée d'un baptistère. Mais d'autres historiens et archéologues émettent des doutes sur cette attribution. Pour ces derniers, le manque de sources et de sépulture épiscopale autour de la basilique infirme l'hypothèse de E. Marec. Il se peut néanmoins que cette basilique chrétienne soit celle des donatistes présents dans la ville à l'époque de l'épiscopat de saint Augustin.

Par ailleurs, les archéologues pensent qu'une seconde basilique située au sud du site archéologique, pourrait être la Basilica pacis d'Augustin. Ils y ont trouvé une grande quantité d'objets d'aspects religieux (fragments d'arceaux timbrés anépigraphes comportant une croix, une table en marbre pouvant être un autel, des épitaphes épiscopales…) et des inscriptions épigraphiques d'époque byzantine témoignant d'une forte activité religieuse permettant de conclure qu'il s'agit vraisemblablement de la Basilique antique d'Augustin à laquelle aurait succédé une importante cathédrale byzantine sur le même site.

Forum

Le forum est le lieu central de la vie politique d'une cité romaine. Celui d'Hippone comporte une vaste esplanade rectangulaire bordée par des galeries sur les côtés est, ouest et nord. Son
area mesure 42m x 75m et elle est recouverte par un dallage constitué de blocs de calcaire gris bleu. Une grande dédicace “C. Paccius Africanus, pontife consul, proconsul, patron du municipe d'Hippone” permet de dater le revêtement des années 78-79 (époque flavienne). [...]

Marché

Dégagé en 1955, le marché
(macellum) constitue également un élément typique de la vie romaine. Présentant en son centre une rotonde (tholos) et bordé d’une colonnade, c’est un lieu central de la vie artisanale d’Hippone.

Thermes


On recense une dizaine d’ensembles thermaux répartis dans les différents quartiers, dont deux sont des ensembles publics. Un de ces complexes thermaux est surnommé les “grandes thermes du nord”. Avec un frigidarium d’une superficie de 450m².

Un système de canalisations permet à la ville d’alimenter en continu les thermes et les nombreuses fontaines publiques dont nous avons des traces par la présence de bouches de fontaines retrouvées sur le site archéologique. De grandes citernes construites sous Hadrien permettent de stocker l'eau en grande quantité. »


Nos commentaires

Nous retrouvons les mêmes poncifs rencontrés lors de notre description des monuments de la Tunisie : une période brillante avec la construction de grands monuments romains, du IIe au IVe siècle de notre ère, puis la décadence provoquée par les invasions vandales suivie par une reprise en main par l’empire byzantin. Les données archéologiques remettent en question ce point de vue.


Datation envisagée pour le site d’Hippone : an 250 avec un écart de 150 ans.