La mosquée de Sidi Okba à Biskra
La page du site Internet Wikipédia
décrivant la ville de Biskra nous apprend ceci :
«
Histoire
Période antique
Les traces de présence humaine dans la région de Biskra
remontent approximativement à 1 000 ans avant J.-C. Biskra
et la région des Ziban, alors nommée la “Gétule”,
faisaient partie de l'empire numide proclamé par
Massinissa.
Les
Romains ont établi dans la région une ville fortifiée,
appelée Vescera, chargée de surveiller les Aurès. [...]
L'oasis
de Biskra constitua une étape sur les parcours commerciaux
nord-sud depuis l’Antiquité et, sous l'Empire romain, un
des points des limes délimitant
l'Empire au sud. Vescera s'est développée et devient,
durant la période chrétienne, le siège d'un évêché, celui
de Bescera. [...] Au
Ve siècle, les Vandales, qui s'en emparent,
exilent son évêque, Optat de Vescera.
Période musulmane
Pendant
l'ère musulmane, la ville est le siège de Koceïla qui est
le commandant des Awerbas. Ceux-ci avaient également le
pouvoir avec les Chaouis et les Zénètes. Et après ce
litige, la ville sera sous le contrôle des Omeyyades.
Le conquérant arabe Oqba Ibn Nafaa (622, 683) est mort
dans les environs de la ville. Une mosquée sera érigée à
l'endroit de son décès et elle portera son nom (La mosquée
de Sidi Okba). Le rayonnement commercial et culturel de
Biskra continuait de s'affirmer avec la conquête
musulmane. [...]
Dès
le IXe siècle, Biskra devient un centre
important grâce au commerce saharien. Elle supplante Tobna
et devient le centre actif d'une province et la
concurrente directe de Sedratha. [...]
La mosquée de Sidi Okba
Elle a été construite en 686 et fait partie des plus
anciennes mosquées du Maghreb.
Elle
est construite en bois, troncs de palmier, enduit, pierre
et chaux. Le décor architectural intérieur est fait de
métal, bois et céramique.
Architecture : La
mosquée appartient à un grand complexe édifié autour du
tombeau du gouverneur d’Ifriqiya : Oqba Ibn Nafaa. Cette
mosquée, qui est l’une des plus anciennes d’Afrique du
Nord, illustre le style architectural médinois. Elle
devint au fil du temps un centre de rayonnement culturel
qui forma de brillants savants du monde musulman. Son plan
est inspiré de la première mosquée construite à Médine.
Elle fut agrandie en 1025 par le souverain ziride :
Al-Muizz ben Badis.
On
accède à la salle de prière par trois entrées latérales.
Les sept nefs parallèles à la qibla comportent
sept travées. Cette disposition transversale, mise en
place à l’époque omeyyade, est non seulement la plus
ancienne, mais aussi la plus adaptée à la prière
musulmane. Les arcs en plein-cintre outrepassés maintenus
par des tirants de bois retombent sur des colonnes en
troncs de palmier. C’est l’unique exemple algérien de ce
système de support, qui provient certainement de Médine,
mais qui est courant aussi en Asie centrale et se retrouve
au XIIIe siècle dans certaines mosquées
d’Anatolie. Les plafonds sont en terrasse, sauf dans la
partie qui borde la coupole où ils sont voûtés. Ce détail
indique que la mosquée n’a probablement pas été construite
en une seule fois.
Le
mihrâb et
la coupole qui le précède sont en pierre et en plâtre
décorés par endroits de peinture rouge et verte. La niche
s’ouvre par un arc outrepassé. Elle est couronnée d’un
cul-de-four à trente cannelures semi-circulaires, reprises
du motif de la conque fréquent dans l’Antiquité pour orner
les zones semi-circulaires. En Islam, ce décor apparaît
déjà dans un mihrâb considéré
comme provenant peut-être de la Grande Mosquée de Bagdad,
créée par le calife al-Mansur en 762. [...] »
Nos commentaires
Nous retenons de ces informations que cette mosquée aurait
été construite à une date très ancienne, en l’an 686, et
donc au VIIe siècle de notre ère. Mais le
commentateur ajoute qu’elle a été agrandie en 1025.
N’ayant pas visité cette mosquée et ne disposant que de peu
d’images (en particulier nous n’avons pas de plan), il ne
nous est pas possible de déterminer quels sont les restes de
la construction de 686, des agrandissements de 1025 ou
d’autres travaux d’ajouts ou de restaurations non signalés.
En conséquence, nous nous abstenons de tout commentaire sur
l’architecture de l’édifice.
Datation
envisagée pour la mosquée de Sidi Okba à Biskra :
an 800 avec un écart de 150 ans.