Le musée archéologique de Cirta à Constantine  

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La page du site Internet Wikipédia décrivant ce site archéologique nous apprend ceci :

« Histoire

Période antique


Constantine est fondée vers le VIe siècle av. J.-C. Auparavant sous le contrôle des Massyles, avec la première guerre punique et l'affaiblissement du pouvoir carthaginois, vers le IIIe siècle av. J.-C., elle passe sous le contrôle des Numides. Ville fortifiée et commerciale, elle bénéficie d'une position stratégique, avec son rocher et ses murailles. La première mention de Cirta remonte à la fin du IIIe siècle av. J.-C. Elle est alors la capitale du roi masaesyle Syphax, avant de devenir celle du massyle Massinissa et de ses successeurs lors de la deuxième guerre punique.


Pendant le long règne de Massinissa et celui de ses successeurs, notamment Micipsa, la ville s'agrandit : selon Appien, elle peut ainsi contenir jusqu'à 10 000 cavaliers et 20 000 fantassins. L'historien Stéphane Gsell estime le nombre de ses habitants entre 150 000 et 180 000. Elle commence également à produire et à exporter des céréales. À la fin du IIe siècle av. J.-C, elle aurait même eu une autonomie monétaire. [...]

La capitale numide était une ville cosmopolite ouverte sur les autres civilisations méditerranéennes, notamment punique et grecque, et cohabitant avec le mode de vie nomade des Gétules. Les souverains numides ont été les propagateurs de la langue punique dans leur royaume, au point que la société de Cirta a été profondément punicisée. La population a adopté le culte de Ba'al Hamon et de Tanit, déesse carthaginoise de la fécondité. Le sanctuaire d'El Hofra témoigne de l'importance de la culture punique dans la société.

Après la mort de Massinissa, Cirta devient un enjeu dans la lutte entre Jugurtha et son frère adoptif Adherbal. Refusant le partage du pouvoir imposé par les Romains en Numidie, Jugurtha parvient à s'emparer de la ville après la mort d'Adherbal, lors du siège de Cirta, où s'était réfugié son adversaire soutenu par Rome. Toutefois, le massacre des Italiens marque le début d'une guerre entre Numides et Romains. Cirta change de main plusieurs fois durant le conflit.

À la suite de la défaite du roi numide Juba Ier , allié aux partisans de Pompée, le royaume numide est annexé et César attribue sa partie orientale à Sittius et à ses compagnons.
[...]

Elle devient ensuite le centre de la confédération cirtéenne, ... avec un vaste territoire et un statut particulier. Puis la ville devient la capitale provinciale de la Numidie cirtéenne qui remplace l'ancienne confédération.

En 308, elle est assiégée et mise à sac par Domitius Alexander, puis conquise par Maxence en 311. La ville est restaurée par Constantin, qui lui donne son nouveau nom : Constantina. Elle devient alors l'unique capitale civile de la nouvelle Numidie impériale sous le nom de Numidia Constantina. À partir du IVe siècle, elle devient un important centre du donatisme.

Période des dynasties musulmanes


À une date non déterminée, la ville de Constantine passa sous l'administration arabo-musulmane, bien que les chroniqueurs de l'époque se taisent sur cette période précise. Cependant, il est plausible qu'elle n'ait pas été affectée par les premières incursions arabes et qu'elle ait été conquise seulement à la fin du VIIe siècle, en même temps que les dernières places fortes byzantines.

L'intégration de la ville à la civilisation arabo-musulmane fut clairement établie avec l'avènement des Aghlabides. Au début du Xe siècle, une révolte menée par les Ketamas, une grande tribu berbère du Nord-Constantinois convertie au chiisme, entraîna la chute du pouvoir aghlabide et instaura le chiisme sous l'égide de la dynastie des Fatimides.
[...]

Monuments

De nombreuses civilisations se sont succédé à Constantine mais elles ont laissé peu de vestiges parce qu'en raison de la nature du site, les constructions se sont faites sur place, effaçant les précédentes. Mais on atteste des traces non négligeables de vestiges depuis l'Antiquité.
[...]

Parmi les vestiges antiques, le site punique d'El Hofra, où l'on a trouvé près de mille stèles puniques déposées au musée de Cirta et au Louvre ; l’aqueduc romain sur le Rhummel et d'autres vestiges romains épars dans la ville.  [...] »


Nos commentaires

Bien que notre étude concerne essentiellement l’histoire et l’architecture des monuments du premier millénaire de notre ère, nous estimons nécessaire de connaître, concernant le Maghreb, des rudiments de l’histoire des deux siècles précédents. En effet, nous avons constaté que cette histoire de deux siècles précédents a pu influencer les siècles suivants sur les plans religieux et politique.


Le musée de Cirta

Poursuivons la lecture du texte de Wikipédia (extraits) :

« Les collections du musée de Cirta

La collection du musée se compose de plus de 17 000 pièces d’antiquités et de pièces ethnographiques acquises grâce à des fouilles ou des découvertes fortuites, et représentant des périodes historiques diverses, de la préhistoire à la phase islamique en passant par celles libyque, punique, romaine, byzantine et même celles de la période coloniale, ainsi que près de 450 tableaux d'art allant du XVIIe siècle jusqu'au début du XXIe siècle, des sculptures, des pièces de monnaie et des objets divers, dont 7 000 sont exposés dans les 14 salles du musée. Parmi les pièces fascinantes du musée, on trouve la statue grandeur nature en marbre blanc de Annia Galeria Fautina (106–140), épouse d’Antonin le Pieux, empereur romain qui régna de 138 à 161. On y trouve aussi les trois têtes impériales d’Antonin le Pieux, de Claude et de Domitien. Et aussi, les mosaïques romaines des fameux bains de Pompeianu ainsi que d'autres mosaïques de différentes tailles entre autres sont exposées, tels que : Le Triomphe de Vénus Marine, Le retour de la chasse, L’Aigle de Jupiter. On y trouve, en particulier, les stèles votives du sanctuaire punique d’El Hofra.
[...]

Section arts islamiques

Le 30 janvier 2019, le musée a ouvert une salle consacrée aux arts de l’Islam, afin de mieux exposer les pièces qui sont en sa possession.
[...].

La collection du musée de Cirta compte de nombreux objets de poterie de l’époque des Hammadites.  [...] »


Datation envisagée pour le musée archéologique de Cirta à Constantine : an 150 avec un écart de 150 ans.