Monuments de la région Île-de-France

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  • Carte interactive de la région Île-de-France.

  • Vous trouverez ci-dessous la liste des monuments étudiés pour la région Île de France.

    Cette liste est classée dans l'ordre croissant des numéros des départements, puis des localités.

    Auparavant, nous vous invitons à lire cette introduction à l’étude des monuments d’Île-de-France.


  • Paris (anciennement Seine) (75) :
    Paris (Abbatiale de Saint-Germain-des-Prés)
    Paris (Église Saint-Julien-le-Pauvre


    Seine-et-Marne (77) :
    Beaumont-du-Gâtinais (Église Saint-Barthélémy)
    Bransles (Église Saint-Loup-de-Sens)
    Bray-sur-Seine (Église Sainte-Croix)
    Château-Landon (Église Notre-Dame-de-l’Assomption)
    Châtenoy (Église Saint-Loup-de-Sens)
    Donnemarie-Dontilly (Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Dontilly)
    Jouarre (Cryptes de l’abbatiale Notre-Dame)
    Melun (Collégiale Notre-Dame)
    Montévrain (Église Saint-Rémy)
    Saint-Loup-de-Naud (Église Saint-Loup)
    Saint-Mammès (Église Saint-Mammés)


    Yvelines (78) :
    Chambourcy (Église Sainte-Clotilde)
    Les Clayes-sous-Bois (Église Saint-Martin)
    Épone (Église Saint-Béat)
    Juziers (Église Saint-Michel)
    Mantes-la-Jolie (Église Sainte-Anne de Gassicourt)
    Maule (Église Saint-Nicolas)
    Montchauvet (Église Sainte-Marie-Madeleine)
    Saint-Arnoult-en-Yvelines (Église Saint-Nicolas)
    Tessancourt-sur-Aubette (Église Saint-Nicolas)


    Essonne (91) :
    Brunoy (Église Saint-Médard)
    Chalou-Moulineux (Église Saint-Aignan)
    Crosne (Église Notre-Dame-de-l’Assomption)


    Hauts-de-Seine (92) :
    Châtenay-Malabry (Église Saint-Germain-l’Auxerrois)


    Seine-Saint-Denis (93) :
    Saint-Denis (Trésor de l’abbatiale Saint-Denis)


    Val-de-Marne (94) :
    Chevilly-Larue (Église Sainte-Colombe)
    Créteil (Église Saint-Christophe)
    Maisons-Alfort (Église Saint-Rémi)
    Marolles-en-Brie (Église Saint-Julien-de-Brioude)
    Vitry-sur-Seine (Église Saint-Germain)


    Val-d'Oise (95) :
    Arthies (Église Saint-Aignan)
    Cergy (Église Saint-Christophe)
    Cormeilles-en-Vexin (Église Saint-Martin)
    Deuil-la-Barre (Église Notre-Dame-et-Saint-Eugène)
    Fontenay-en-Parisis (Église Saint-Aquilin)
    Goussainville (Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul)
    Ronquerolles (Église Saint-Georges)


    Introduction à l’étude des monuments d’Île-de-France


    La présente page a été créée en 2017, soit il y a neuf ans. Nous avions à ce moment-là identifié 17 monuments (des églises) en vue de les étudier ultérieurement. Mais cette étude a été repoussée car d’autres régions d’Europe étaient estimées prioritaires. De plus, nous n’étions pas certains d’avoir tout identifié.

    Nous avons donc recommencé notre prospection en juillet 2026. Cette fois-ci, nous avons constitué une liste de 43 monuments, soit 2,5 fois plus que précédemment. Et ce n’est qu’une petite partie des monuments inscrits sur les listes d’églises dites « romanes » d’Île-de-France. La description de ces églises est en général accessible sur Internet grâce à des liens. Le résultat est un peu mitigé. Si, pour certaines églises, la documentation en texte et en images est abondante, pour d’autres, il y a insuffisance d’informations.


    Depuis neuf ans, de réels progrès dans la collecte d’informations ...

    Nous ignorons si notre site Internet a eu un impact dans la collecte des données, mais nous constatons que pour certaines églises (ce n’est pas le cas de toutes), le nombre d’images et la densité du texte sont plus importants que ce que nous avons fait sur la plupart des pages de notre site (qui couvre cependant une superficie beaucoup plus grande que celle de la seule Île-de-France). De plus, ces nouvelles pages sont descriptives de la totalité de chaque édifice alors que nous ne nous sommes intéressés qu’aux parties susceptibles de dater du premier millénaire en ne faisant en général que de brèves allusions aux œuvres d’art ultérieures susceptibles d’être admirées lors d’une visite. Bien sûr, à chaque fois, nous conseillons la lecture de ces nouvelles pages.


    ... mais de réelles difficultés à adopter un esprit critique vis-à-vis d’idées reçues ...

    En créant notre site Internet millenaire1.fr, notre principal objectif était de montrer que, contrairement à des idées reçues, de nombreuses églises pouvaient être antérieures à l’an mille. Nous estimions que, dans la phrase précédente, l’expression « contrairement à des idées reçues » est primordiale. En conséquence, nous avons voulu développer un esprit critique vis-à-vis de ces idées reçues. Nous pensions que nous n’étions pas les seuls à développer cette démarche et que rapidement, d’autres que nous nous rejoindraient dans une recherche de vérité. Nous sommes encore loin d’une convergence de points de vue.


    … partout présentes en Europe …

    Les principales des idées reçues sont, selon nous, liées à l’identité sociale de chaque individu. Plus exactement, aux identités sociales de chaque individu. Pour citer mon exemple : je suis de nationalité française, vivant en Occitanie, baptisé catholique, retraité, père de famille. J’ai donc plusieurs identités : identité nationale, identité régionale, identité religieuse, identité sociale, identité familiale et il en est de même pour chacun d’entre nous. En fonction des situations, certaines de ces identités peuvent prendre le pas sur d’autres. Il faut par ailleurs comprendre que la construction d’une identité de groupe est basée sur une double intervention. D’une part, le groupe se crée une histoire spécifique, une saga. D’autre part, l’individu adhérent au groupe accepte de croire à cette saga.

    Concernant la France, la saga a consisté à dire que son histoire commence avec la prise de pouvoir de Philippe Auguste, peu avant l’an mille. À partir d’un domaine royal situé en Île-de-France, autour de la ville de Paris, petit à petit, les rois de France ont reconstitué l’empire franc. Celui-ci, auparavant appelé mérovingien, reproduisait l’empire gaulois. Tous ces empires occupaient un territoire qui correspondait exactement à l’hexagone actuel (il suffit d’examiner les cartes pour en être convaincu). Bien entendu, tout cela est faux. Mais tous les français y croient ou veulent y croire par peur de perdre leur identité française. En fait, l’histoire des peuples ayant vécu dans le territoire hexagonal de la France actuelle est beaucoup plus complexe et, d’ailleurs, la plus grande partie de cette histoire nous sera à jamais inconnue.

    Mais revenons à ce qui nous intéresse : la datation des monuments. Avant l’intervention de Philippe Auguste (il s’agit en fait d’une usurpation de pouvoir), il n’y avait rien. Après, il y avait tout. C’est ainsi que nous traduisons la saga de l’histoire de France. Cela peut paraître exagéré mais cela correspond à la réalité de nos observations. Aucun des textes descriptifs de monuments dits « romans » d’Île-de-France ne cite un ouvrage antérieur à l’an mille, hormis dans de rares cas des monuments totalement disparus. Cela n’est d’ailleurs pas spécifique à l’Île-de-France : nous avons rencontré la même carence pour toutes les régions de France. Mais il y a plus que cela ! Car l’idée reçue étant qu’avant l’an mille, il n’y avait aucun monument, une autre idée a surgi : il a fallu beaucoup de temps avant que les bâtisseurs acquièrent les techniques inventées par les romains. Et donc la construction des édifices romans n’a pu commencer qu’après l’an 1050 : c’est là une autre idée reçue. En conclusion, l’architecture romane n’aurait pu se développer qu’en un très petit nombre d’années, au grand maximum un siècle et demi. En conséquence, le principe d’une absence de construction de monument entre l’an 400 et l’an 1050 ayant été adopté par la presque totalité des historiens du premier millénaire, il s’en est suivi une impossibilité de réaliser une chronologie des innovations et une incohérence dans les estimations de datation. L’historien qui procédait à l’étude d’un seul bâtiment pouvait repérer sur ce bâtiment les restes des constructions successives. Il en déduisait une chronologie des constructions de ce bâtiment. Mais cette chronologie effectuée sur un bâtiment pouvait être différente d’une chronologie opérée sur un autre bâtiment. En l’occurrence, cela se produisait fréquemment. D’où l’impossibilité de réaliser une chronologie globale. Et il en sera toujours ainsi tant que les historiens refuseront d’envisager, puis de prendre en compte, l’importance des activités de construction avant l’an mille.


    … et plus encore d’idées reçues en Île-de-France …

    Revenons à notre image d’Épinal : la naissance de la France a commencé en Île-de-France autour de la capitale, Paris. Le caractère fondateur de l’Île-de-France ne peut se manifester que par les constructions que cette région a laissées. Mais les constructions romanes y sont rares et beaucoup moins représentatives que celles de Bourgogne, d’Auvergne ou du Languedoc. Il reste les constructions gothiques. Celles-ci sont nombreuses et de qualité. Et donc une idée s’est développée : l’art gothique aurait été inventé en Île-de-France, alors que, dans le reste de la France, on continuait à construire avec des méthodes dépassées (c’est du moins ce que nous avons entendu, il y a un peu moins de cinquante ans). Il y aurait donc eu, selon cette idée, une sorte de coexistence partielle entre l’art gothique du Nord de la France et l’art roman, moins évolué, du Sud de la France.
    Nous avons précédemment effectué une analyse détaillée de la cathédrale de Noyon située dans le département de l’Oise, dans la région des Hauts-de-France (nous en conseillons la lecture). La construction de cette cathédrale, estimée la plus ancienne de toute la région, daterait, selon un panneau situé à l’intérieur, de 1145. Il n’existe pas, à notre connaissance, de texte justificatif de cette datation. Par contre, l’architecture de cette église témoigne d’un art gothique nettement caractérisé, presque achevé.
    En conséquence, l’idée générale est qu'en ce qui concerne l’Île-de-France et ses alentours, la construction de bâtiments précédant les bâtiments gothiques s’est faite en moins d’un siècle, entre l’an 1050 et l’an 1150. La chronologie des constructions devient donc encore plus délicate à établir que pour les autres régions d’Europe.
    Dans les pages suivantes, nous aurons l’occasion de rencontrer nombre d’affirmations dénuées de tout fondement, du style : « Ce chapiteau est daté du premier quart du XIIe siècle ». Réponse : « Cher monsieur, vous qui pouvez dater du premier coup d’œil un chapiteau roman, pouvez-vous dater avec la même précision la maison où vous habitez ? ». Une idée reçue n’est pas forcément fausse, mais ce n’est pas une idée démontrée. Par sa définition, l’idée reçue est une idée qui a été transmise. Cette idée peut être acceptée par celui qui la reçoit. Mais pour être définitivement acceptée par tous, il faut qu’elle soit assortie de preuves. Et en général, l’expression « idée reçue » signifie que l’idée a été exprimée et acceptée sans preuve par une majorité.